Fièvre de l’enfant : les gestes justes et les signes qui doivent alerter
La fièvre est le motif de consultation le plus fréquent chez l’enfant, surtout pendant l’hivernage où le paludisme circule. Elle est le plus souvent bénigne, mais certains signes imposent d’agir vite. Savoir mesurer la température, faire les bons gestes et reconnaître les signaux d’urgence aide à protéger son enfant avec des repères clairs.
Mesurer la température correctement
On parle de fièvre à partir de 38 °C. La main posée sur le front ne suffit pas : utilisez un thermomètre fiable. Chez le nourrisson, la mesure la plus juste reste la voie rectale ; chez l’enfant plus grand, l’aisselle ou l’oreille conviennent en pratique. Notez la température et l’heure : ces informations aideront le soignant si une consultation devient nécessaire.
Les bons gestes à la maison
- Découvrez l’enfant : retirez les couches de vêtements en trop, ne le couvrez pas « pour faire transpirer », cela aggrave la fièvre.
- Faites-le boire souvent, par petites quantités : eau, et poursuite de l’allaitement chez le nourrisson.
- Gardez la pièce aérée, à température modérée.
- Un médicament contre la fièvre adapté à l’âge et au poids peut soulager l’enfant : demandez conseil à un professionnel de santé et ne combinez jamais plusieurs médicaments de votre propre initiative.
Hivernage : penser au paludisme, tester avant tout
Pendant et après la saison des pluies, le paludisme est une cause majeure de fièvre chez l’enfant au Sénégal. On ne peut pas le reconnaître « à l’œil » : seul un test de diagnostic rapide (TDR), disponible dans les postes et centres de santé, permet de confirmer ou d’écarter le diagnostic en quelques minutes. Tester d’abord évite les traitements à l’aveugle, qui retardent la bonne prise en charge.
Les erreurs à éviter
- Ne donnez pas d’antibiotiques sans prescription : la plupart des fièvres sont virales ou relèvent d’un paludisme, et l’antibiotique inutile fait plus de mal que de bien.
- Évitez les bains glacés et l’alcool sur la peau : inefficaces et dangereux.
- Ne partagez pas les médicaments d’un autre enfant ou d’un adulte.
- Ne banalisez pas une fièvre qui se prolonge au motif que l’enfant « joue encore ».
Surveiller, et réévaluer
Une fièvre bien tolérée chez un enfant qui boit, urine et réagit normalement peut se surveiller à la maison 24 à 48 heures. Réévaluez régulièrement : température, comportement, hydratation. Si l’état change, si la fièvre persiste au-delà de 48 heures ou si un signe d’alerte apparaît, consultez sans attendre. Vous connaissez votre enfant : si quelque chose vous semble anormal, faites confiance à votre instinct et faites-le examiner.
Où consulter à Dakar : pour en parler, vous pouvez trouver un pédiatre à Dakar, repérer une structure de santé proche, ou joindre une pharmacie de garde la nuit. À lire aussi : Otite et mal d'oreille de l'enfant : reconnaître et réagir.
Enfant de moins de 3 mois avec de la fièvre, convulsions, somnolence anormale ou enfant difficile à réveiller, difficulté à respirer, taches sur la peau qui ne disparaissent pas à la pression, raideur de la nuque, refus de boire ou de téter, pleurs inconsolables : rendez-vous aux urgences ou appelez le 1515 immédiatement.
Pendant l’hivernage, toute fièvre doit faire penser au paludisme : faites faire un test de diagnostic rapide (TDR) dans une structure de santé. Consultez aussi si la fièvre dure plus de 48 heures, si elle revient, ou si l’état général de l’enfant vous inquiète, même sans signe de gravité.
Sources et références
- Organisation mondiale de la Santé (OMS)
- UNICEF, santé de l’enfant
- Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), Sénégal.
Sources vérifiées le 21 juillet 2026.
Questions fréquentes
À partir de quelle température parle-t-on de fièvre ?
À partir de 38 °C mesurés au thermomètre. Entre 37,5 et 38 °C, on parle de fébricule : une simple surveillance suffit le plus souvent.
Faut-il couvrir un enfant qui a de la fièvre ?
Non. Couvrir un enfant fiévreux fait monter la température. Découvrez-le, faites-le boire, et gardez la pièce à température modérée.
La fièvre abîme-t-elle le cerveau ?
La fièvre en elle-même est une réaction de défense du corps. Ce sont certaines causes (comme le paludisme grave ou la méningite) qui sont dangereuses : d’où l’importance des signes d’alerte et du test rapide en hivernage.
Quand faut-il faire un test de paludisme ?
Pendant et après l’hivernage, toute fièvre de l’enfant justifie un test de diagnostic rapide (TDR) avant tout traitement. Il se fait en quelques minutes dans les structures de santé.
Sources & références
Organisation mondiale de la Santé (OMS) ; UNICEF, santé de l’enfant ; Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), Sénégal.