Cœur & tension ⏱ 3 min Mis à jour le 22 juillet 2026

AVC (accident vasculaire cérébral) : reconnaître les signes et agir vite

Comprendre les signes d'un AVC et quand appeler les urgences
⚡ En bref

Un AVC survient quand une partie du cerveau est brutalement privée de sang. C’est une urgence vitale où chaque minute compte : plus la prise en charge est rapide, plus on limite les séquelles. Retenez la règle « VITE » : un Visage qui tombe d’un côté, un bras qui faiblit, une parole qui se trouble imposent d’appeler les secours immédiatement. L’hypertension artérielle en est la première cause, et elle se contrôle.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un accident vasculaire cérébral survient lorsqu’une région du cerveau ne reçoit plus assez de sang. Dans la plupart des cas, une artère est bouchée par un caillot (AVC ischémique) ; dans les autres cas, une artère se rompt et saigne dans le cerveau (AVC hémorragique), une forme moins fréquente mais particulièrement liée à l’hypertension, très répandue chez nous. Privées d’oxygène, les cellules nerveuses de la zone touchée commencent à mourir en quelques minutes. C’est ce qui explique les conséquences possibles : paralysie, troubles de la parole, de la vision ou de l’équilibre. Au Sénégal comme ailleurs, l’AVC est une cause majeure de handicap chez l’adulte, et sa fréquence augmente avec l’hypertension.

Reconnaître un AVC : la règle « VITE »

Les signes apparaissent brutalement, souvent sans douleur. Pour les repérer, retenez le mot VITE :

  • V — Visage : la bouche ou un côté du visage tombe, le sourire est de travers.
  • I — Incapacité : un bras (ou une jambe) est faible, engourdi, impossible à lever.
  • T — Trouble de la parole : la personne cherche ses mots, articule mal ou ne comprend plus.
  • E — En urgence : devant un seul de ces signes, appelez immédiatement le 1515.

D’autres signes peuvent s’y ajouter : perte brutale de la vision, vertige avec perte d’équilibre, ou un mal de tête violent et inhabituel.

Pourquoi il faut agir en urgence

Face à un AVC, on résume souvent l’enjeu par une formule : « le temps, c’est du cerveau ». Chaque minute qui passe détruit des cellules, et la prise en charge n’est efficace que dans un délai limité. À l’hôpital, un examen (le scanner du cerveau) précise le type d’AVC et le traitement adapté : c’est pourquoi il faut y arriver au plus vite, sans jamais attendre que « ça passe » ni penser que le repos suffira. Les bons réflexes en attendant les secours : appelez le 1515, notez l’heure de début des signes, et ne donnez ni à boire, ni à manger, ni aucun médicament (risque de fausse route, et certains médicaments aggravent un AVC hémorragique). Allongez la personne et surveillez-la ; si elle est inconsciente ou vomit, tournez-la doucement sur le côté (position latérale de sécurité) pour protéger sa respiration.

Les facteurs de risque

Le principal facteur de risque est l’hypertension artérielle, souvent silencieuse. Viennent ensuite le diabète, le tabac, l’excès de cholestérol, certaines maladies du cœur, le surpoids, la sédentarité et une alimentation trop salée ou trop grasse. La plupart de ces facteurs se contrôlent : c’est toute la bonne nouvelle. Connaître sa tension et la faire suivre est le geste de prévention le plus utile.

Comment réduire le risque

  • Faire contrôler sa tension régulièrement et suivre le traitement prescrit sans l’interrompre de soi-même.
  • Limiter le sel, manger des fruits et légumes, bouger chaque jour.
  • Arrêter le tabac et modérer l’alcool.
  • Surveiller diabète et cholestérol lors d’un bilan.
  • Après un premier AVC ou une alerte, respecter le suivi et les traitements réduit nettement le risque de récidive.

Où consulter à Dakar : pour en parler, vous pouvez trouver un neurologue à Dakar, repérer une structure de santé proche, ou joindre une pharmacie de garde la nuit. À lire aussi : Mal de tête fréquent et migraine : soulager et quand s'inquiéter.

⚠ Signes d’alerte — urgence

Appelez le 1515 (ou rendez-vous aux urgences) sans attendre devant l’apparition BRUTALE de : bouche ou visage qui tombe d’un côté ; faiblesse ou engourdissement d’un bras, d’une jambe ou de la moitié du corps ; parole difficile ou incompréhensible ; perte de la vision d’un œil ; violent mal de tête inhabituel ; perte d’équilibre ou vertige soudain. Notez l’heure exacte où les signes ont commencé : cette information est capitale pour les soignants. Même si les signes disparaissent en quelques minutes, consultez en urgence : c’est peut-être une alerte (AIT).

🩺 Quand consulter

En prévention, faites contrôler régulièrement votre tension artérielle, votre glycémie et votre cholestérol auprès d’un médecin généraliste ou d’un cardiologue, surtout à partir de la quarantaine (parfois plus tôt), en cas d’hypertension, de diabète ou d’antécédents familiaux. Après un AVC ou une alerte transitoire, un suivi médical régulier réduit fortement le risque de récidive.

Sources et références

  • Organisation mondiale de la Santé (OMS), maladies cardiovasculaires et accidents vasculaires cérébraux
  • Ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.

Sources vérifiées le 22 juillet 2026.

Questions fréquentes

AVC et crise cardiaque, est-ce la même chose ?

Non. L’AVC touche le cerveau (une artère du cerveau se bouche ou se rompt) ; la crise cardiaque (infarctus) touche le cœur. Les deux sont des urgences et partagent des facteurs de risque communs comme l’hypertension.

Les signes ont disparu en quelques minutes : faut-il quand même consulter ?

Oui, en urgence. Des signes qui régressent vite peuvent être un accident ischémique transitoire (AIT) : une véritable alerte, qui annonce souvent un AVC à court terme. Une prise en charge rapide permet de l’éviter.

Peut-on récupérer après un AVC ?

Souvent, en partie ou totalement, surtout si la prise en charge a été rapide. La rééducation (kinésithérapie, orthophonie) joue un rôle important. Chaque situation est différente : le médecin évalue et accompagne la récupération.

Que faire en attendant les secours ?

Appelez le 1515 et notez l’heure de début des signes. Allongez la personne et surveillez-la ; si elle est inconsciente ou vomit, tournez-la sur le côté (position latérale de sécurité). Ne lui donnez ni à boire, ni à manger, ni aucun médicament. Restez près d’elle jusqu’à l’arrivée des secours.

Sources & références

Organisation mondiale de la Santé (OMS), maladies cardiovasculaires et accidents vasculaires cérébraux ; Ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.

ⓘ Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale. En cas d’urgence, appelez le 1515.
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