Cancer du col de l’utérus : le prévenir par le dépistage et le vaccin
Le cancer du col de l’utérus est l’un des plus fréquents chez la femme au Sénégal, et l’un des rares qu’on peut réellement prévenir. Il est causé par un virus courant (le papillomavirus, ou HPV). Deux gestes le font reculer : le vaccin chez les jeunes filles, et le dépistage régulier, qui repère des lésions bien avant qu’elles ne deviennent un cancer. Détecté tôt, il se soigne très bien.
Un cancer causé par un virus courant
Le col de l’utérus est la partie basse de l’utérus, au fond du vagin. Presque tous les cancers du col sont dus à une infection persistante par le papillomavirus humain (HPV), un virus très répandu qui se transmet lors des rapports sexuels. Dans la grande majorité des cas, le corps élimine ce virus tout seul. Mais parfois il persiste et, au fil des années, transforme lentement les cellules du col. C’est cette lenteur qui rend le dépistage si utile : on a le temps d’agir avant le cancer.
Pourquoi il est évitable
Contrairement à beaucoup d’autres cancers, celui du col peut être prévenu, pour deux raisons : un vaccin protège contre les virus les plus dangereux, et un dépistage simple repère les lésions précancéreuses, qui se traitent facilement à ce stade. C’est pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé vise l’élimination de ce cancer : les outils existent.
Le vaccin contre le HPV
Le vaccin protège le mieux quand il est fait avant le début de la vie sexuelle, chez les jeunes filles (autour de 9 à 14 ans). Il est intégré au programme de vaccination au Sénégal. Il est sûr et bien toléré. Vacciner sa fille, c’est la protéger longtemps à l’avance ; le vaccin ne remplace toutefois pas le dépistage à l’âge adulte.
Le dépistage : simple et rapide
Le dépistage recherche des anomalies sur le col avant qu’elles ne deviennent un cancer. Selon les structures, il se fait par un frottis, un test HPV ou un examen visuel du col. C’est rapide et peu douloureux. Un résultat anormal ne veut pas dire « cancer » : le plus souvent, il s’agit de lésions qu’on peut traiter simplement pour éviter qu’elles n’évoluent.
Où consulter à Dakar : pour en parler, vous pouvez trouver un gynécologue à Dakar, repérer une structure de santé proche, ou joindre une pharmacie de garde la nuit. À lire aussi : Pertes blanches et mycoses vaginales : comprendre et bien réagir.
Consultez sans tarder un médecin ou un gynécologue en cas de saignements après les rapports, entre les règles ou après la ménopause, de pertes inhabituelles ou malodorantes, ou de douleurs pendant les rapports. Ce ne sont pas toujours des signes de cancer, mais ils doivent toujours être examinés.
Le dépistage est recommandé pour les femmes à partir de la trentaine, même sans aucun symptôme et même vaccinée, à renouveler régulièrement selon l’avis du médecin. Parlez-en à votre médecin généraliste ou à un gynécologue. Pour les jeunes filles, renseignez-vous sur la vaccination contre le HPV.
Sources et références
- Organisation mondiale de la Santé (OMS), cancer du col de l’utérus et vaccination HPV
- Ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.
Sources vérifiées le 22 juillet 2026.
Questions fréquentes
Le vaccin contre le HPV est-il sûr ?
Oui. Il est utilisé dans de nombreux pays, largement étudié, et bien toléré. Les effets sont généralement bénins (douleur au point d’injection). Il protège contre les virus responsables de la plupart des cancers du col.
Le dépistage fait-il mal ?
Non, il est rapide et peu douloureux : quelques secondes d’examen. Le petit inconfort est sans commune mesure avec ce qu’il permet d’éviter.
Faut-il se faire dépister même sans symptôme ?
Oui, c’est justement tout l’intérêt. Les lésions précancéreuses ne donnent aucun signe. Attendre un symptôme, c’est risquer de découvrir la maladie plus tard. Le dépistage régulier permet d’agir tôt.
Si mon dépistage est anormal, ai-je un cancer ?
Le plus souvent, non. Un résultat anormal révèle des lésions à surveiller ou à traiter avant qu’elles n’évoluent. Votre médecin vous expliquera la suite, qui est simple dans la grande majorité des cas.
Sources & références
Organisation mondiale de la Santé (OMS), cancer du col de l’utérus et vaccination HPV ; Ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal.